Poèmes

Un jour….l’écriture s’est invitée!

Accompagnant les réalisations picturales

………

chute-masques-martine-boyer-creatrice-collage-paris« La chute des masques »

« Sur la scène de la vie
Nous avançons travestis
.
Un jour
Lors d’un détour
.
Les masques chutent
Surpris par la lutte
.
Aperçue dans le miroir
Regard, un soir
.
A travers l’innocence
Est apparue l’essence »

……….

martine-boyer-creatrice-collage-pastel-paris-exposition-wissant« La vie est une balançoire »

« La vie est une balançoire
Comme un fabuleux espoir
.
Né d’une idée
Sans cesse déracinée
.
La vie est une balançoire
Dans quel étrange miroir
.
Se reflète notre intériorité
A jamais inachevée »

…..

ultime-martine-boyer-creatrice-collage-paris« L’ultime »

«  L’ultime défi
Se maintenir en vie
Malgré les ombres noires
Cachées dans nos mémoires
.
La vie est un défi
Distribué à l’envi
Traversant les miroirs
Est il possible de choir ?
.
Mille éclats jusqu’à la lie
Elle s’en va et s’allie
A notre âme de croire
A la beauté de l’encensoir
.
Après mille tourments
Le désir de suivre le vent
Dans la lumière du plein midi
Pour rendre grâce à la vie »

…..

rives-martine-boyer-creatrice-collage-paris« Entre les rives »

« Entre les rives
De rivage en rivage
Telles des mages
Dans la lumière vive
.
Nous, les femmes,
Un pas à chaque âge
A travers les mirages
De l‘abysse à la flamme
.
Nos prunelles reflètent
Les fêlures et les fêtes
Comme la marche qui s’entête
Et qui inlassable nous guète
.
Entre les rives, de rivage en rivage
Sur le seuil du grand âge
Dos courbé, tête inclinée
Le regard posé sur notre destinée
.
Combien de naufrages aurons nous traversés ?
Vers quelle légèreté, quelle sérénité
Nous serons nous acheminées ?
Sans nostalgie ni vains regrets »

…..

Au pays d'Alice« Au pays d’Alice »

« Un jour, j’écrirai sans discontinuer
Un jour, je créerai pour aimer
Un jour, je me lèverai
Droite et innocente
Dressée comme une pierre romaine
Dense comme le marbre qui préfigure
La réalité à venir d’une sculpture
Née du créateur, qui lui seul, sait
Ce qui doit advenir
Parfois dans un grand rire!
.
Ne faut il pas rire?
Rire  à n’en plus finir
Devant tant d’absurdités étalées
Dans ce vaste monde qui n’en finit pas
De tout dévoyer
Malgré le prélat, l’avocat et tous ces gens en at
Qui ne cessent d’acquiescer
.
Alice!
Au pays des merveilles
Emmène moi!
Là où les enfants, les simplets
Les chats, les souris, les lapins
Et autres créatures
Connaissent la droiture et la démesure
Celle du poète, celle du sage
Celle du cœur et du sang
.
Un jour, un jour, un jour
J’attends…..
.
Un jour, un jour, un jour
Je peindrai, j’écrirai
Pour le seul geste recueilli
Qui dessine un sourire sur tes lèvres
Et qui enlace tes rêves « 

Acryliques sur châssis toilé

Réalisés par Kriss Eckhaut, Ma fille….

Semences« Semences »

Une graine
Deux graines
Trois graines
Le jardinier sème
.
Dans le profond sillon
Impossible de piquer un roupillon!
La terre lourde des mois d’hiver
Enfin sous le soleil, réclame du vert
.
Une graine, deux graines, trois graines
Soudain, la terre et son haleine
Pousse, craque, gémit
Plus rien ne retient son envie
.
Un germe, deux germes, trois germes
Ne semblent pas connaître le terme
De l’élan qui les unit
Alors, la terre sourit
.
Ils sont verts
Tout vert
Ils ont dit oui
A la vie!

…..

Le chant du monde« Le chant du monde »

« Ils sont tous là
Ils ont bravé le froid
L’un tient un cordeau
Le regard posé en haut
.
L’autre penchée sur le sol
Do Ré Mi Fa Sol…
L’espace partout à la ronde
Accorde ses arpèges sans honte
.
Ils plongent leurs mains
Jamais en vain
Dans la terre ou les feuillages
Toujours avec le même courage
.
Le temps est venu
Du printemps en vue
De la joie et du désir
Ils sont tous là et ils admirent
Le chant du monde »

…..

Et par moments

Ce sont les formes et les couleurs

Qui mettent en images

Un illustre poème :

bateau-ivre-martine-boyer-creatrice-pastel-paris« Le bateau ivre »

« J’ai rêvé la nuit verte aux neiges éblouies,

Baiser montant aux yeux des mers avec lenteurs,

La circulation des sèves inouïes,

Et l’éveil jaune et bleu des phosphores chanteurs!

…..

J’ai vu des archipels sidéraux! et des îles

Dont les cieux délirants sont ouverts au vogueur:

-Est-ce en ces nuits sans fonds que tu dors et t’exiles,

Million d’oiseaux d’or, ô future Vigueur? »

Arthur Rimbaud

…..

…..

Et puis!…. d’autres poèmes qui s’écrivent ….sans raison

Juste pour le bonheur d’écrire!

…..

La quête
.

« Une petite fille s’était déguisée

Pensant trouver sous les grimages

Peut être, son vrai visage

Une fleur à la main

Elle parcourut le chemin

Qui va du pré à l’océan lointain

Là où tout commence

Elle entra dans la danse

D’une quête infinie. Quelle chance !

Celle qui mène loin, loin

Dans les rêves enchantés du matin

Et le beau grain éparpillé et fin

Des désirs enfouis sous la grève

Telle que le monde en construit sans trêve

Avec constance et résignation malgré le rêve

Elle ne l’était pas, elle, résignée

Pourtant rien ne le laissait présager

Elle était née insouciante et gaie

Une fleur à la main

Elle aima tous les matins

Du plus simple jusqu’au plus mondain »

…..
…..

Les fonds sous marins

« Les fonds sous marins ne sont pas
Ce que l’on croit
Parfois ils voguent dans le ciel
Entre la lune et une étoile
Plongeant leurs racines
Dans les vagues de bleu
Nuit. Ils avancent
Tels des vaisseaux ayant rompu
Les amarres
Pour nous faire découvrir
Un soir
Les planètes qui sans cesse
En nous,
Gravitent »

…..
…..

Ode à la nuit

« La lune mouillée dans son bain d’aurore
Voile la face cachée de la nuit
Sans faire de bruit
Discrète, elle saupoudre nos songes d’or
.
La nuit, tous les chats sont gris…
Sans demander notre avis
Elle glisse à pas feutrés
Sur nos soupirs envolés
.

Solaire est l’obscurité
Pour ceux qui savent voir
Dans l’écrin du soir
Le sceau imprévisible de l’éternité »

……
……

L’étrangère

« On la disait rêveuse
Elle marchait dans la vie
Sans s’en apercevoir
.
Elle avait élu domicile
Dans une enfance
Comme dans une coquille
Qui la préservait du temps
Et des désenchantements
.
Une partie de son être palpitait
Alors qu’à l’extérieur
La vie choisie ne faisait qu’opposer
Ses états contradictoires
.
L’abnégation est tenace
Elle s’insinue dans les moindres élans
Que l’on croyait au demeurant naturels
.
Elle marcha dans sa vie
La tête encore habitée de rêves
Les yeux tournés vers l’intérieur
.
Un jour, elle se réveillât
Au milieu d’un paysage
Inconnu d’elle-même
Comme si une étrangère
L’y avait menée »

…..
…..

Je suis une fille de la mer
.
« Je suis une fille de la mer !
Pourquoi suis-je née au milieu des collines ?
L’âme se trompe telle parfois de lieu et de famille ?
Ou devais-je parcourir un long chemin
Sauter des obstacles, traverser des murs
Pour aller à la rencontre de moi-même ?
Avais-je choisi la traversée du miroir
Pour revenir un jour vers mon « humanitude»
Avec un autre regard. Plus large, plus profond
Désirais-je percer le mystère ?
.
L’étrangère
Qui m’avait menée si loin dans le reniement
N’était il pas un choix inconscient ?
Pour pouvoir ensuite sauter plus loin
L’extrême souffrance peut nous tuer
Ou nous expulser bien au-delà
De ce que nous le pourrions habituellement.
.
Je suis une fille de la mer !
J’aime l’horizon infini qui décline
Je me perds dans cette vastitude
Le ressac incessant des vagues palpite à mes oreilles
Tel le battement d’un cœur, celui de la terre mère
L’océan m’enveloppe de ses embruns
Les algues arrivent jusqu’à ma table,
Je les saupoudre sur mes salades
Le parfum iodé envahit mon palais
Et me rassure sur mes origines
.
Je suis une fille de la mer !
Parfois il m’arrive de me jeter sur une douzaine d’huîtres,
De farcir des clams ou de flamber des moules.
Il me semble alors que le sable file entre mes doigts.
Que les galets sont sous mes pieds
Et l’eau salée au coin de mes lèvres
.
Les collines m’ont pourtant apportées tant de bonheur !
D’autres sensations, d’autres odeurs
Une vérité dans une vie simple et rude
Mais l’océan ? C’est l’infini !
Les départs vers d’autres horizons.
Les profondeurs abyssales‎
Alors les poumons se gonflent
Tels des voiles de navires
Prêts à partir…..
Les yeux peuvent se jeter dans l’espace et s’y perdre
Tout prend une autre mesure, une autre ampleur
.
Je suis une fille de la mer !
Fallait il que je connaisse la terre ?
Que je construise des racines solides
Tel un vieux chêne
Avant d’aborder le grand large ?

…..
…..

Comme un cri

« Comme un cri lancé dans la nuit,
Le corps et l’âme déchirée
Comme un cri dans la nuit
Je suis partie !
.
Loin, loin, très loin
Au pays de nulle part
Là où tout finit
Là où tout commence
.
Sans repères ni boussole
Au cœur de la tourmente
Combien de nuits, combien de jours
Ai-je parcouru ?
.
Combien de territoires inconnus abordés
Combien de frayeurs traversées
Comme un cri dans le jour
Me voilà arrivée
.
Holà ! Que fais-tu ici ?
En cette terre peu fréquentée
Je ne sais…Je me cherchais
.
Cœur palpitant et souffle envolé
Le pas léger, je peux continuer
A observer, explorer, créer, aimer
.
Aimer ! Oui !
Aimer et vivre…
.
Comme dans un sourire
N’est ce pas là, la même chose ?
.
Là où tout commence
Aimer et Vivre…Vivre et Aimer
.
Comme un cri… »

…..
…..

La déchirure

« Des jours et des nuits
A poursuivre ce qui luit
Dans la déchirure
Je me heurte contre un mur
.
Hier pourtant
Mon pas allait en avant
Au delà de toute peur
Mon regard avait de la hauteur
.
D’où vient ce chagrin ?
Qui se lève un matin
Insidieux comme le brouillard
Il plante en mon cœur son dard »

…..
…..

L’histoire d’une vie

« L’Histoire d’une vie
Trouvée dans un pli
Secret de la mémoire
Caché dans le noir
.
Le silence s’unit
Avec le bruit
Naissance incertaine
D’un jour sans haine
.
L’empreinte des pas
Veloutée sous les doigts
Glisse sur le clavier
A la rencontre de l’entier
.
Celui qui enfin se trouve
Lorsque plus rien ne désapprouve
L’histoire d’une vie
Trouvée dans un pli »

…..
…..

On a traversé le miroir

« On a traversé le miroir
Lorsqu’un matin on se réveille
Guéri de tout !
.
Des chagrins, des désespoirs
Des trahisons, des faux espoirs
De l’amertume
.
On a traversé le miroir
Quand on part dans un grand éclat de rire
Lorsqu’on devrait pleurer
Ou s’effondrer, car on n’est plus touché
.
On a traversé le miroir
Lorsqu’on sait s’émerveiller et s’extasier
Devant le moindre signe de vie
.
Les feuilles d’automne dorées
Restituant le soleil d’été
.
Le vol des oiseaux,
Qui nous enseignent la liberté
.
La mer qui roule ses profondeurs.
En des vagues successives
Jusqu’aux rivages de nos cœurs
.
Les montagnes s’élançant vers le ciel
Touchant l’azur de nos nuits
.
On a traversé le miroir
Lorsque tôt le matin
On caresse du bout du doigt le drap
Comme un ravissement d’être en vie
.
La main soudain aimante
Reconnaît tous les atouts
D’une vie qui ne fait plus de détour
.
J’ai traversé le miroir
Lorsque je peux enfin poser ma main
Sur ton visage d’homme
Sans en ressentir l’ombrage »

…..
…..

Mes filles sont des fées

« Mes filles sont des fées
Ce n’est pas moi qui me suis penchée
Sur leur berceau lorsqu’elles sont nées
Ce sont elles qui m’ont accompagnée
.
Je suis née sous leur regard
Et vous savez, il n’y a pas de hasard !
Elles étaient là bien avant moi, car
Leur âme est leur grâce tel l’étendard
.
Un savoir, hérité du fond des âges
Habité par tant de pureté et de courage
Je ne peux voir que l’heureux mariage
Du présent et de l’éternité. Quel adage !
.
Mes filles sont des fées
Je les ai élevées, bichonnées, choyées
Mais ce sont elles qui m’ont enseigné
Tous les secrets; elles m’ont protégée »

…..
…..

Sous le ciel rouge

Sous le ciel rouge
Étaient tendus les bois
Le sang coule
Nul ne le voit

Dans le silence noir
Comme bien des fois
Je cherche à voir
Lorsqu’il n’y a plus de loi

Sous le ciel rouge
L’œil posé sur le lointain
Mon cœur sans cesse bouge
Avec un appel soudain

Le corps se tend et s’élance
Tel les bois de l’arbre
Dressés comme des lances
Vers le ciel, en forme de sentence

Quand aimerez vous ?
Sous le ciel rouge
Quand arrêterez vous
Tout ce sang qui coule ?

La terre se nourrit des cadavres
Que votre haine provoque
Comme la marche vers le havre
D’une cité ébranlée et en toc

Sous le ciel rouge
Au milieu des cris et de la poussière
Un monde agonisant devient sourd
Aux lois de l’amour

Aimerez vous un jour ?
Ou faudra t’ il tout réduire à néant
Regardant du haut de votre tour
Tous les élans d’une vie qui ment

…..
…..

Tu es mon port

« Tu es mon port
Où toutes voiles dehors
Après des voyages au long cours
Je rentre sans aucun regret.
Les gros grains traversés
M’ont parfois démâtée
N’écoutant que mon courage
J’ai sans cesse écopé.
Venant du grand large
Je porte encore sur moi
Les embruns et le ressac
Qui m’ont façonnée.
.
Tu es mon port
Comme un gage
Peut être dû à l’âge
De pouvoir enfin accoster
En toute sérénité
Sur une terre jamais oubliée
Ou je pourrai sans crainte déposer
tous les trésors accumulés
Pendant les jours et les nuits
Lorsque je sentais les vastes horizons
Lorsque je sondais les abysses bleus
Fascinée par tout ce qui est sans fond.
.
Tu es mon port
Je dépose à tes pieds les bois flottés
Qui ont survécu aux raz de marée
C’est l’œil vif et clair
Le cœur ample et rassuré
Que j’entre dans la stabilité »

………
……..

A chaque jour

Qui prend un nouveau tour
Je m’interroge sur le sens
De tant d’extravagances
Que prennent les jours
Sous le ciel bleu garance
De mes états d’âme
Sans flammes ni oripeaux
Ils s’avancent
Comme des lances
Dressées vers le ciel, fières et enjouées
Ou se plantent dans la terre
Comme de vieux objets délaissés
.
Inerte et parfois sans âme
En ces heures chagrines
Sautillante et espiègle
Lorsqu’elle perçoit au loin
L’absence de chagrin
Comme un ciel lavé de tous les souvenirs
Qui s’éparpillent et s’envolent
Au loin, au loin
Tel le miroir qui reflète
L’essence du jour

……..
…….

Sur les quais

Le fleuve charriait ses flots boueux
Sous le ciel noir de l’hiver
Une femme marchait sur les quais
Dans son manteau vert
Offert par un amant pressé
.
Elle songea un instant
A ce amant évanescent
Mais si charmant !
.
Elle savourait déjà le moment
Où elle allait le retrouver
Elle marchait sous le ciel noir
La ville la regardait passer
.
Le tocsin sonna trois fois
Comme un signal funeste
Qui se répandait
Dans la ville majestueuse
.
Comme une ombre portée
Sur ses pas décidés
Le temps s’était enfui
Celui des rendez vous secrets
Elle ne le revit jamais
.
Elle continua à marcher
Le long des quais
A marcher, marcher, marcher
A jamais, pour oublier
Qu’un jour, elle avait aimé…

Un commentaire pour Poèmes

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